vendredi 1 juin 2007

Leçon de citoyenneté: Acte 4

Quel ange les a éclairés. Nos deux amis, fatigués décidèrent alors de se concerter. Le dialogue s'est instauré. Ils ont compris qu'ils n'avaient qu'un seul et même destin et que l'esprit individualiste ne pourra les arranger. Observons l'application des actes de ce conclave.

Lecon de citoyenneté 3

Ces animaux n'ont pas encore compris le gain de la citoyenneté. A cette à allure, soit la pression exercée sur la corde qui les relie les étrangle, soit ils mourront de faim, chacun se trouvant dans l'incapacité de gouter au foin. De toute façon, aussi longtemps que perdure le ''tchédjinabisme'', personne ne sera gagant.

Leçon de citoyenneté 2


Voici ce qui arrive quand l'attraction continue. Les deux ânes veulent chacun de son coté, séparément et au même moment, gouter au foin alors que la nature leur impose l'intérêt commun, la somme de leurs interêts personnels.Ils se tiraillent sans jamais arriver à leur fin. Pauvres d'eux ! Et nous, comment nous comportons nous en face de nos intérêts parfois divergents?

La leçon de citoyenneté 1

La balle est ronde pour tous les citoyens. Comme ces deux ânes, dos à dos, nous ne voyons qu'une partie de la réalité des choses et des biens communs. Chacun d'eux est attiré par la saveur appetissante du foin...

mercredi 30 mai 2007

Immigration subie en images




L'équipage du patrouilleur La Boudeuse intercepte une embarcation type kwasa d'immigrés clandestins au large de Mayotte (10 février 2006 - Photo Jean-Christophe Tison).

vendredi 25 mai 2007

Maintien à la Mairie du PAM de Cotonou

La leçon de maturité de Lehady Soglo
qui me séduit.

C'est désormais clair. Le Premier Adjoint au Mairie de Cotonou ne siègera pas au Palais de Gouverneurs. Il a choisi rester à l'Hôtel de Ville de Cotonou pour s'occuper de ses populations. Cette decision me parait audacieuse que tout aussi inspirée d'une maturité. Et ceci pour plusieurs raisons.
D'abord, choisir entre un mandat de quatre ans au parlement où l'on est censé jouir d'une certaine sécurité et de nombreux avantages et le ''reliquat'' de six mois d'un mandat municipal que l'on peine à valablement assumer à cause des contingences et clivages politiques, le choix était facile pour qui manque de conviction politique. Surtout si l'on sait que le pouvoir en place cherchera et cherche dejà à contrôler la mairie en décembre prochain. Les choses ne seront faciles pour aucun des camps. Lehady Soglo a accepté donc d'affronter un cas difficile.
Ensuite, la determination des acteurs de la FCBE, je veux parler du camp présidentiel n'irait nullement en faveur du jeune candidat de la Renaissance du Bénin aux présidentielles de 2006, s'il optait pour son mandat parlementaire. Il a surement envie de demontrer que quelque soit la force du vent, il y a des cocotiers qu'il ne peut soulever.
Pour nous jeunes, c'est une leçon de combativité et de maturité politique. Le choix a été facile pour certains maires élus députés qui ont jeté l'éponge. Ils n'ont pas voulu sacrifier leur mandat de député sous l'autel d'une reconquête à l'issue incertaine de leurs mairies respectives. Le cas Léhady est exceptionnel et méritait d'être encouragé.

lundi 21 mai 2007

Le Gouvernement Fillon en carica

Copyright © CHAPPATTE

Le gouvernement SarkozyCHAPPATTE - sam 19 mai, 18h00
Le dessin de Chappatte



vendredi 18 mai 2007

Nicolas Sarkozy à l'Elysée

Une chance que l'Afrique doit saisir
S'il y a une élection dans les pays du Nord qui a suscité tant d'interêt, tant de réactions de la part des africains, c'est bien les presidentielles en France qui ont finalement vu Nicolas Sarkozy porté au Palais de l'Elysée. Et il faut remarquer que beaucoup d'africains auraient voulu voir les choses tourner autrement en raison de la politique d'immigration prônée par Sarkozy. Mais avec un peu de recul, il faut oser avouer que l'arrivée de l'actuel Président de la Republique Française est plus porteuse d'opportunités que de risques pour nous africains.
L'immigration choisie en question?
Cette loi dont le President Nicolas Sarkozy a été à l'origine, est à mon humble avis, mal comprise tant dans son esprit que dans son application. En fait c'est un projet qui vise à maîtriser les flux migratoires. Il entend orienter la politique gouvernementale vers une immigration "choisie", partant de l'idée que "l'immigration demeure aujourd'hui sans rapport avec les capacités d'accueil de la France et ses besoins économiques". Il veut encourager l'immigration "à des fins professionnelles". Passons en revue les principales mesures contenues dans la fameuse loi, la loi sur l'immigration choisie,
1) les régularisations automatiques accordées aux étrangers entrés illégalement en France depuis plus de dix ans seront supprimées. L'étranger ne pourra demander à être rejoint par sa famille qu'après un séjour régulier en France de 18 mois et non plus un an,
à condition qu'il gagne au moins le Smic grâce à son travail et non aux allocations.

Beaucoup de bras valides africains se plaisent au nom de la circulation des biens et des personnes à prendre pour El dorado, les pays du Nord en général et l'Hexagone en particulier. Sans domicile fixe, ils se battent pour meriter des allocations. Et le pire, ce sont eux qui font appel à leurs autres frères restés au pays. Non mais ! C'est pas sérieux! Comment peut-on rester à genoux et vouloir mettre au giron quelqu'un d'autre. Telle que je la comprends, pour prétendre héberger sa famille, il faut gagner au moins le salaire minimum (Smic). Ceux qui vivent d'allocations devraient d'abord se battre pour rendre leur situation reluisante.

2) pour favoriser l'immigration "choisie", un titre de séjour "capacité et talents" valable trois ans sera remis à des étrangers dont "la personnalité et le talent constituent des atouts pour le développement et le rayonnement de la France".

Cette deuxième manche vise à filtrer les compétences et à ouvrir les frontières françaises aux compétences utiles. Beaucoup d'africains pensent à juste titre, qu'il s'agit d'organiser sauvagement la fuite des cerveaux africains. Mais, je pense qu'en face d'une telle volonté, nous devrions revoir notre politique de placement des cadres. Nombreux sont nos compatriotes qui desirent servir leur pays; mais que de coups bas, que de cros en jambes?

Nous avons aujourd'hui la chance d'avoir un Président qui nous dit la verité (sans se préoccuper qi cela va plaire ou pas). C'est une opportunité à saisir à tout prix. Ceci visera d'abord à convaincre nos frères africains obsédés par le goût de l'aventure, que tout est réuni pour la création et le partage de la richessse dans nos pays. Les champs de maîs, de sorgho ou de coton abndonnés nous permettraient de relancer l'economie bien sûr, avec la mécanisation. Ensuite, une politique d'attraction et de maintien des cadres africains doit être menée afin que ''Nicolas Sarkozy ne arrache et nous jette la racaille''. Sarkozy est èlu, il echoue rarement ce qu'il entrepend. Peuple Africain, lachons-lui les basquettes et contribuons à la bonne gouvernance dans nos pays. C'est ce que je crois.


vendredi 20 avril 2007

Transfèrement de Fagbohoun


Quand le changement rime avec injustice et intolérance


Avec les derniers développements de l'affaire Fagbohoun, il faut être vigilent pour s'inquiéter déjà de l'entêtement du Gouvernement du Changement à résolument en finir avec l'homme d'affaires et leader politique Sefou Fagbohoun. Ceci, même après la légitimité populaire que le Coq s'est offert lors des dernières élections en réussissant à se faire élire député.


Depuis hier, la presse fait état de la décision du Garde des Seaux de transférer L'honorable Fagbohoun de la '' Maison Blanche'' où il jouit de plus de confort à la ''Grande cour'' où il aura à composer avec des bandits, des criminels de tout acabit. Ceci fait suite aux visites aux tractations dont le coq serait au coeur dans la perspective du contrôle du perchoir de la cinquième législature. Aux dernières nouvelles, on apprend que l'intéressé serait conduit d'urgence au CNHU après avoir piqué une crise au moment de son transfèrement. Devant, de tels agissements, c'est peu dire d'affirmer que le pouvoir en place veut résolument éliminer celui qui certains appellent prisonnier politique.

Mon coup de gueule !

Tout le monde sait les conditions dans lesquelles l'homme d'affaires a été arrêté. On nous avait opposer la volonté manifeste du Président YAYI BONI de lutter contre l'impunité. ''Nul n'est au dessus de la loi"...A la faveur des résultats des législatives passées, ce pouvoir de Changement qui se dit toujours à l'écoute du peuple devrait modérer ses ardeurs, son acharnement contre les ''politiquement gênants''. Tout ceux qui ont été vilipendés, persécutés avec le renfort remarquable de la société civile ont été élus. Du fait, il se crée un réel fossé entre le message de la lutte contre la corruption donné par le peuple et l'attachement de ce même peuple qui demande le concret. Je veux prendre le risque de citer l'ancien maire Rachidi Gbadamassi, l'honorable Issa Salifou et le Coq, qui même en prison ont réussi à se faire élire.
En continuant l'acharnement contre l'Honorable Sefou Fagbohoun, le Gouvernement du Pdt YAYI BONI abîme le changement. Car, je l'écris comme je le pense, aucun changement positif, aucun changement durable, aucun changement profond ne s'opère dans une atmosphère d'antivaleurs. Ce acharnement frise d'abord l'injustice et l'intolérance. Pour refuser au Coq qui est jusqu'alors présumé être innocent de continuer ses activités politiques alors même qu'on sait que le Président, lui même a convié ses élus FCBE à Tchaourou toujours dans la perspective de la formation du Bureau de l'Assemblée nationale de prochaine législature.

Le peuple à qui on a déjà prouvé l'apatridie du Coq attend beaucoup de la suite à réserver à cette affaire. Personne n'a intérêt à enterrer cette affaire. Peut être les innocents justiciers aux mains sales.

Chers amis j'attends vos réactions sur le dossier!


samedi 18 novembre 2006

Animation de la vie publique


La MEVAC sort une grande artillerie dimanche prochain.

La Mission pour l'émergence des valeurs citoyennes (Mevac) sera dimanche prochain en Assemblée générale constitutive à la Bourse du travail. Vu la qualité des jeunes initiateurs de ce mouvement dont la finalité est de donner un autre sens à la pratique politique, on peut présager sans risque de se tromper que c est une grande artillerie au service de la démocratie béninoise qui va voir le jour le 19 novembre prochain.

Réhabiliter la politique par l'émergence des valeurs ci­toyennes et démocratiques. C'est là un objectif essentiel que des jeunes se sont assignés à travers la Mevac qui sera por­tée sur les fonts baptismaux dans les 72 heures qui suivent. Tirant leçon des comportements désobligeants qui s'observent dans l'animation de la vie politi­que, Firmin Houngbadji, président du comité préparatoire de l' Assemblée générale et les siens ont répertorié certaines valeurs cardinales qu'ils enten­dent répercuter sur le grand nombre à travers leur mouve­ment. Le travail, le civisme, le patriotisme, la justice et la tolérance constituent pour les mili­tants de la Mevac la béquille du développement et de la pérennisation de la démocratie. D'éminents orateurs comme Fidèle Ayikoué, l'actuel Direc­teur général de l'Ortb, sont con­viés pour entretenir les partici­pants sur ces différents con­cepts. En avant goût, il faut re­tenir que la Mevac conçoit le travail comme un instrument légitime créateur de richesse. Pour elle, le civisme est perçu comme le centre d'intérêt gé­néral sans lequel l'individu émerge en foulant au pied les valeurs citoyennes. La notion de patriotisme appelle au dé­vouement à la patrie, gage de la souveraineté de tout Etat.

Là justice occupe une place de choix dans cette œuvre sal­vatrice que la Mevac s'est assignée. Selon le président Firmin Houngbadji, «C'est au moyen de la justice qu'on pourra obéir à l'ordre social indispensable à un état de droit ». Tout ceci passe par la culture de la tolérance et de l'acceptation de l'autre.

Comme on peut le constater, la Mevac semble bien partie sur des idéaux clairs et des objectifs louables à ne pas perdre de vue pour asseoir un Etat de droit qui donne la pri­mauté à l'intérêt général et aux valeurs citoyennes.

Ignace SOGLO
Quotidien L'Informateur du 17 Novembre 2006