vendredi 20 avril 2007

Transfèrement de Fagbohoun


Quand le changement rime avec injustice et intolérance


Avec les derniers développements de l'affaire Fagbohoun, il faut être vigilent pour s'inquiéter déjà de l'entêtement du Gouvernement du Changement à résolument en finir avec l'homme d'affaires et leader politique Sefou Fagbohoun. Ceci, même après la légitimité populaire que le Coq s'est offert lors des dernières élections en réussissant à se faire élire député.


Depuis hier, la presse fait état de la décision du Garde des Seaux de transférer L'honorable Fagbohoun de la '' Maison Blanche'' où il jouit de plus de confort à la ''Grande cour'' où il aura à composer avec des bandits, des criminels de tout acabit. Ceci fait suite aux visites aux tractations dont le coq serait au coeur dans la perspective du contrôle du perchoir de la cinquième législature. Aux dernières nouvelles, on apprend que l'intéressé serait conduit d'urgence au CNHU après avoir piqué une crise au moment de son transfèrement. Devant, de tels agissements, c'est peu dire d'affirmer que le pouvoir en place veut résolument éliminer celui qui certains appellent prisonnier politique.

Mon coup de gueule !

Tout le monde sait les conditions dans lesquelles l'homme d'affaires a été arrêté. On nous avait opposer la volonté manifeste du Président YAYI BONI de lutter contre l'impunité. ''Nul n'est au dessus de la loi"...A la faveur des résultats des législatives passées, ce pouvoir de Changement qui se dit toujours à l'écoute du peuple devrait modérer ses ardeurs, son acharnement contre les ''politiquement gênants''. Tout ceux qui ont été vilipendés, persécutés avec le renfort remarquable de la société civile ont été élus. Du fait, il se crée un réel fossé entre le message de la lutte contre la corruption donné par le peuple et l'attachement de ce même peuple qui demande le concret. Je veux prendre le risque de citer l'ancien maire Rachidi Gbadamassi, l'honorable Issa Salifou et le Coq, qui même en prison ont réussi à se faire élire.
En continuant l'acharnement contre l'Honorable Sefou Fagbohoun, le Gouvernement du Pdt YAYI BONI abîme le changement. Car, je l'écris comme je le pense, aucun changement positif, aucun changement durable, aucun changement profond ne s'opère dans une atmosphère d'antivaleurs. Ce acharnement frise d'abord l'injustice et l'intolérance. Pour refuser au Coq qui est jusqu'alors présumé être innocent de continuer ses activités politiques alors même qu'on sait que le Président, lui même a convié ses élus FCBE à Tchaourou toujours dans la perspective de la formation du Bureau de l'Assemblée nationale de prochaine législature.

Le peuple à qui on a déjà prouvé l'apatridie du Coq attend beaucoup de la suite à réserver à cette affaire. Personne n'a intérêt à enterrer cette affaire. Peut être les innocents justiciers aux mains sales.

Chers amis j'attends vos réactions sur le dossier!


samedi 18 novembre 2006

Animation de la vie publique


La MEVAC sort une grande artillerie dimanche prochain.

La Mission pour l'émergence des valeurs citoyennes (Mevac) sera dimanche prochain en Assemblée générale constitutive à la Bourse du travail. Vu la qualité des jeunes initiateurs de ce mouvement dont la finalité est de donner un autre sens à la pratique politique, on peut présager sans risque de se tromper que c est une grande artillerie au service de la démocratie béninoise qui va voir le jour le 19 novembre prochain.

Réhabiliter la politique par l'émergence des valeurs ci­toyennes et démocratiques. C'est là un objectif essentiel que des jeunes se sont assignés à travers la Mevac qui sera por­tée sur les fonts baptismaux dans les 72 heures qui suivent. Tirant leçon des comportements désobligeants qui s'observent dans l'animation de la vie politi­que, Firmin Houngbadji, président du comité préparatoire de l' Assemblée générale et les siens ont répertorié certaines valeurs cardinales qu'ils enten­dent répercuter sur le grand nombre à travers leur mouve­ment. Le travail, le civisme, le patriotisme, la justice et la tolérance constituent pour les mili­tants de la Mevac la béquille du développement et de la pérennisation de la démocratie. D'éminents orateurs comme Fidèle Ayikoué, l'actuel Direc­teur général de l'Ortb, sont con­viés pour entretenir les partici­pants sur ces différents con­cepts. En avant goût, il faut re­tenir que la Mevac conçoit le travail comme un instrument légitime créateur de richesse. Pour elle, le civisme est perçu comme le centre d'intérêt gé­néral sans lequel l'individu émerge en foulant au pied les valeurs citoyennes. La notion de patriotisme appelle au dé­vouement à la patrie, gage de la souveraineté de tout Etat.

Là justice occupe une place de choix dans cette œuvre sal­vatrice que la Mevac s'est assignée. Selon le président Firmin Houngbadji, «C'est au moyen de la justice qu'on pourra obéir à l'ordre social indispensable à un état de droit ». Tout ceci passe par la culture de la tolérance et de l'acceptation de l'autre.

Comme on peut le constater, la Mevac semble bien partie sur des idéaux clairs et des objectifs louables à ne pas perdre de vue pour asseoir un Etat de droit qui donne la pri­mauté à l'intérêt général et aux valeurs citoyennes.

Ignace SOGLO
Quotidien L'Informateur du 17 Novembre 2006


dimanche 22 octobre 2006

Entrevue sans retenue avec le Directeur Exécutif

« Le développement de ce quartier est pour très bientôt.»

Mais avant, nous proposons
Que l’union de tous les Sèdjènous soit réalité
Que l’intérêt général prime sur tout
Que féodalité et sectarisme soient bannis
Que la critique gratuite laisse place à l’action.

Le Rassemblement pour une jeunesse unie à Sèdjè-Aklakou aura bientôt seize mois. Le Bureau exécutif et les différentes commissions s’attellent chaque jour à lui imprimer un dynamisme. Des actions sont entreprises, des pistes se tracent. Après la tribune libre d’un échantillon de la population, nous abordons ici, avec le Directeur Exécutif plusieurs questions. Lisez plutôt !

Rajus Infos : Bonjour Monsieur le Directeur Exécutif.
H.F: Bonjour chers amis. Merci de m’offrir cette occasion afin de m'adresser à vos électeurs
Avec l’existence de l’association de Midonablodo, la création du RAJUS était-elle nécessaire ?
Je vous remercie pour l’intérêt que vous ne cessez de manifester depuis peu à l’égard de notre rassemblement. L’initiative de la création de RAJUS pour ceux qui ont participé à l’historique rencontre d’août 2004 faisait suite à deux constats. L’absence d’un creuset de réflexions et d’échanges entre les jeunes et l’incontournable prise en compte des jeunes, comme facteur de développement. Aucune action n’a véritablement essayé jusqu’alors d’associer la jeunesse dans le quartier. La naissance de RAJUS était donc d’une urgente nécessité. S’il n’y avait pas RAJUS, il aurait fallu donc le créer.
Comment se porte RAJUS ?
Tel un bébé, RAJUS évolue et prend de l’âge. Il avance lentement mais sûrement. A seize mois, il présente des symptômes de dentition, et cela donne du stress à ses parents. RAJUS est donc en pleine croissance. Pour grandir, il a besoin de beaucoup plus de soin que de fouet.
Pouvez-vous nous faire un bilan après plus d’un an d’activité ?

J’espère que les différents responsables des commissions techniques mises en place ont déjà présenté l’essentiel des activités menées. Que ce soit dans le sport, dans l’éducation, la culture, et les affaires sociales, des efforts ont été accomplis. Nos frères footballeurs ont gagné en niveau technique et tactique. Le niveau d’instruction et les capacités intellectuelles de nos frères élèves ont été renforcés. On note une éclosion des talents artistiques. La solidarité tend peu à peu à être partagée au sein du RAJUS. Les deux projets phares Sèdjè Connexion et REPHAS 2006 sont des instruments qui nous permettront d’aller plus loin. Seulement, beaucoup ne voient pas d’actions visibles sur le terrain. Je sais que nous mettrons plus du temps à convaincre les uns et les autres qu’il s’agit des actions de développement. Loin de verser dans le défaitisme, je nous invite à plus de ténacité, de sacrifice et surtout de courage dans nos actions. Nous pouvons mieux faire.
Quelles sont vos relations aujourd’hui avec Midonablodo ?
Nous avons d’excellentes relations avec les parents et sages du quartier parmi lesquels des membres du Bureau Midonablodo. Par contre, je ne vous apprendrai rien en disant qu’il n’y a jamais eu de relations formelles avec la sage association Midonablodo en tant que personne morale. Nous discutons de temps en temps avec des personnes physiques, qui ont toujours cherché à personnaliser les actions. Pour ce qui devrait être des propositions, c’est plutôt des ordres que nous recevons. Un enfant peut recevoir des ordres de son papa; mais qu’est-ce que tout un rassemblement peut faire des ordres venant des personnes physiques dont les propos et les actions n’inspirent la moindre cohésion. Je me demande si nos sages de Midonablodo sont vraiment sincères quand ils disent qu’ils ont ‘’applaudi la naissance de RAJUS’’. Notre vision aujourd’hui c’est de créer un cadre permanent de concertation pour le développement du quartier. Chercher à marginaliser un seul habitant dans ce quartier serait une erreur monumentale.
Quels sont selon vous les défis non relevés ?
Malgré tous les efforts consentis par l’ensemble de la famille Rajusienne, nous n’avons encore réussi à équiper convenablement nos joueurs. Je comprends donc pourquoi il y a perte de motivation. Cela m’attriste énormément. Par deux fois nous n’avons eu l’autorisation d’accès aux salles de classes pour les cours de vacances. J’en suis désolé. Les différents groupes artistiques qui devaient être permanents ne le sont pas encore. Ce n’est pas réconfortant. La Mutuelle de Solidarité n’est pas encore effective. Les grands maux du quartier sont demeuré tels. J’ai du mal à l’accepter. Mais nous ne baisserons jamais les bras. Nous devons bannir le mot échec de notre vocabulaire. Comportons nous en acteurs et non en spectateurs. Le meilleur reste à venir.

Du vox populi, il est reproché à RAJUS de n’avoir posé aucune action concrète. Qu’en dites-vous ?
Je suis parfaitement d’accord avec toutes les personnes qui font ce constat. Beaucoup n’ont pas compris que nous nous sommes engagés pour 5 domaines d’intervention. Beaucoup nous ont prêté des intentions rivales et rebelles, ce qui explique leur expression. La pédagogie qui a été jusque là la notre était celle du ‘’sucré-salé’’.Cela consiste à offrir aux jeunes ce qu’ils aiment (les loisirs, le sport..), gagner leur confiance avant de leur demander des actions allant dans le sens du service à la communauté. Cela n’a pas encore été concluant. Je tiens à rassurer les uns et les autres qu’un progrès est encore possible dans ce quartier.
Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face

Nous pouvons aujourd’hui nous targuer d’avoir une expérience dans la vie militante par le passé (amicales d’élèves, d’étudiants, de jeunes cadres). La différence à RAJUS est caractérisée par une diversité qui elle-même répond à la diversité des Béninois dont les centres d’intérêts divergent parfois. Gérer déjà cela n’est pas chose aisée. A cela, il faut ajouter le manque de moyens, l’absence d’une synergie des actions sans oublier le calendrier scolaire (mettant en veilleuse pour neuf mois nos activités). Mais nous comptons convertir toutes ces contraintes en opportunités.
On vous accuse, d’organiser de façon cavalière d’autres manifestations culturelles et politiques. On cite notamment Cupidon Show, vos activités à la JCI et autres. Veuillez nous éclairer
(Rires) Ah ! Ceux qui le disent ont peut être raison. Mais je tiens à dire une chose. RAJUS n’a encore rien organisé en dehors de Sèdjè-Aklakou. Le festival Cupidon Show est un projet que j’ai initié depuis février 2004 (alors que RAJUS est né en 2005) avec le concours constant des amis dont des Rajusiens. Cet évènement est organisé chaque année par l’agence Juventha Promo dont je ne suis que le Délégué Général. RAJUS n’a donc rien à y voir. Quant à la Jeune Chambre Internationale, il s’agit de la plus merveilleuse organisation que je n’ai jamais connue. C’est une fédération des Jeunes Leaders et Entrepreneurs de 18 à 40 ans crée depuis 1910 aux Etats-Unis. Beaucoup de leaders ont été formés par cette organisation. J’aspire à être aussi leader. Si c’est un péché, je suis prêt à faire incessamment ma confession.
Que pense RAJUS de la politique ? Et comment avez-vous vécu les dernières élections présidentielles ?
Ecoutez ! Nos textes sont suffisamment clairs là-dessus. RAJUS est apolitique. Les dernières campagnes nous ont servi de test. Au moment où tout le monde (même ceux qui n’ont jamais eu le temps pour des initiatives de développement) courait à travers réunions et meetings de soutien, nous avons tenu bon, imperturbable. Malgré la circulation des billets de banque, RAJUS s’est mis au dessus de la mêlée. Mieux, nous avons organisé deux campagnes de sensibilisation. L’une pour inciter la population au retrait des cartes d’électeurs, l’autre sur la conduite citoyenne à tenir le jour du vote. Nous n’avons obtenu le soutien de qui que ce soit. Pire, on nous prenait pour des ridicules. RAJUS est apolitique. Et moi, je refuse de tomber dans le marchandage politique et partisan qui ne mette pas l’intérêt général au dessus de tout. C’est ce que j’ai toujours proposé partout où je passe. Je ne pense pas changer d’avis.
Comment s’annonce l’avenir du RAJUS ?
RAJUS a de très beau jour devant lui. Je dirai même que cet avenir sera plus radieux que jamais. Dans un premier temps, nous allons renforcer notre plan d’actions dans différents domaines d’intervention afin d’atteindre mieux nos objectifs. Ensuite, nous présenterons un document politique des grands travaux dans notre quartier afin de répondre aux aspirations de notre paisible et aimable population. Enfin le cadre de concertation permanent devant prendre en compte toutes les personnes ressources dans le quartier deviendra une réalité d’ici peu. Nous privilégierons la communication sur tous nos projets. Comme JESUS, même sous la croix, RAJUS continuera à brûler ses heures de gloire pour des siècles et des siècles.
A présent, votre mot de fin?
Je veux dire aux sages de l’association Midonablodo que la main de RAJUS reste tendue pour l’inévitable connexion dans l’intérêt du quartier. Ensuite, je remercie tous nos fidèles et généreux donateurs qui continuent d’espérer malgré tout ce qui est fait pour les intimider. Je veux présenter les excuses du RAJUS à la toute la population de Sèdjè-Aklakou pour les attentes non comblées et les rassurer que voulons construire avec eux et pour une quartier propre, éclairé, sécurisé et facile d’accès. Enfin, j’appelle aujourd’hui les Rajusiens et les Rajusiennes à comprendre le message issu du vox populi, c’est un message assez fort. La population ne nous a pas jugé sur nos domaines d’intervention. Elle nous envoie en mission, la mission des grands travaux : l’électricité, l’eau, les voies d’accès, les infrastructures de bases. C’est pourquoi, nous réorganiser pour des actions plus fructueuses. Faire de Sèdjè-Aklakou le quartier latin de Cococodji est désormais être notre mission. Le développement de ce quartier est pour très bientôt. Mais avant, nous proposons. Que l’union de tous les Sèdjènous soit réalité. Que l’intérêt général prime sur tout .Que féodalité et sectarisme soient bannis. Que la critique gratuite laisse place à l’action. Soyons prêts à l’assumer contre vents et marées. Je vous remercie.

Propos recueillis par
Hyppolite CAKPO &
Honoré SOLEVO
Paru dans Rajus Infos n°002 d’octobre 2006

lundi 10 octobre 2005

Le Mot du Directeur Exécutif

De la partition à la responsabilité

Chères Rajusiennes, chers Rajusiens,
Chers parents
,
Chers lecteurs,
Il y a longtemps que vous vous posez de multiples questions. Des questions allant de la naissance du Rassemblement pour une Jeunesse Unie à Sèdjè-Aklakou à ses objectifs en passant par son fonctionnement. Toutes ces préoccupations peuvent se résumer en une seule question. : En quoi RAJUS peut être utile ? Oui, vous avez raison ! Si pour bon nombre de rajusiens, amis et parents de rajusiens cette interrogation peut manquer aujourd’hui de pertinence, nombreux sont ceux d’entre vous qui la trouvent plus évidente que jamais. Beaucoup en effet ne savent pas ce que peut leur apporter leur appartenance à une telle organisation alors que chaque jour ils crèvent de faim, l’insécurité des hommes et des femmes devient de plus en plus galopante. Ils ne savent pas en comment RAJUS peut contribuer à leur développement personnel tout en se mettant au service de la communauté. Dans un quartier où les jeunes héritent de plus en plus des clivages de régionalisme et d’ethnocentrisme, vous ne savez pas quel sens peut on donner à l’Union. Chers parents, vous ne savez pas ce que peut apporter une telle organisation à votre enfant alors qu’il a toutes les difficultés de ce monde pour réussir en classe. Toutes ces craintes que vous nourrissez au plus profond de votre âme constituent déjà la raison d’être de RAJUS.

La partition du développement !

Pour la petite histoire, lorsque le 29 août 2004, une vingtaine de jeunes du quartier Sèdjè-Aklakou se réunirent c’était en fait pour s’unir et jouer leur partition dans le développement du quartier. Il a fallu neuf (9) bons mois, de péripéties endurées, que la naissance du Rajus soit une réalité. Ce fut à travers le congrès constitutif tenu le 1er mai 2005. Entre temps, beaucoup s’étaient mis à se décourager dans un environnement hostile à l’émergence de la jeunesse. Ce fut un défi relevé ce 1er mai par toute la jeunesse en tenant le congrès sans incident. Ce fut une victoire sur la fatalité. Nous avions démontré qu’en fait la jeunesse n’était pas forcément l’absence de sagesse. Mais, comme je le disais, au terme des travaux, le congrès n’est pas une fin en soi ; la bataille la plus rude commence après.

Responsabilité par rapport à l’avenir

Cinq mois après, ces assises un bilan à mi-parcours était nécessaire. Les différentes commissions techniques (Sport, Culture et loisirs, Affaires sociales) ont progressivement été installées par le Bureau Exécutif et fonctionnent régulièrement à l’exception de la commission Sécurité. Mais pour le commun des mortels, les préoccupations d’ordre général sont restées insatisfaites. L’insécurité est plus préoccupante que jamais. Les voies sont de plus en plus impraticables, l’électricité est demeurée un luxe, le régionalisme suit inexorablement son cour et nous projette vertigineusement dans le décor. C’est avec ce tableau pas reluisant que nous pensons fermement que la jeunesse devait se sentir de plus en plus responsable. Nous devons désormais passer de la partition que nous entendions jouer à la responsabilisation. Les propos du Chef du Village de Cococodji, Monsieur TCHIAKPE Jules sont assez illustratifs : ‘’La constitution des organisations de jeunes est une condition sine qua non pour la libération des sites devant abriter les infrastructures de base’’. Nous serons responsables et du bonheur et du malheur du quartier Sèdjè-Aklakou. Toute la jeunesse rajusienne doit prendre conscience que son avenir dépendra de celui du quartier, s’unir pour se mettre au service de la communauté et ne pas verser dans des critiques à l’égard des nos aînés, nos parents, nos sages qui, en fait n’ont derrière eux que des souvenirs.

La jeunesse et la nation sont liées

Rajusiennes, Rajusiens, l’avenir appartient à toute la jeunesse et il n’y a qu’elle pour défendre valablement la cause de la cité. Nous devons nous unir comme une famille. Les Fon ne devraient plus être distingués des Adja ou des Xla, Pédah…..Notre famille, notre ethnie devrait être de plus en plus RAJUS. Pour cela, il nous faudra nous battre contre toutes les pesanteurs sociologiques rétrogrades, claniques. Je sais que la tâche est immense mais noble. Le développement du quartier sera notre réussite. Mais cette réussite dépendra de vous, de nous, de nos comportements, de notre endurance surtout. Ayons le courage de dire désormais plus haut ce que nous pensons tout bas. Mais disons-le , avec un beau sourire aux lèvres ; disons-le avec politesse et avec une argumentation solide. Ceci peut amener les nôtres à nous comprendre.

L’inévitable connexion !

Chers parents, soyez fiers de nous, vos enfants. Ne sommes dignes de vous. Il est impossible pour nous de nous passer de vous. Nous savons que vous n’arriverez jamais à nous retirer votre paternité. Notre combat est votre combat. Le cadre de concertation entre vous et nous doit devenir régulier afin que vous laissiez derrière vous non seulement voitures et villas mais aussi et surtout des Rajusiens, des jeunes bien éduqués, des jeunes compétents capables de perpétuer votre nom. Permettez-nous de ne pas nous servir des vos héritages pouvant asservir la communauté.

Vive la jeunesse Rajusienne,
Vive Sèdjè-Aklakou,
Firmin HOUNGBADJI

Paru dans Rajus Infos n°001 d’octobre 2005